Un point sur KDE 4.x

Depuis quelques jours, j’ai un peu plus de temps pour recueillir des informations sur KDE 4 et son état d’avancement. Oui, j’en parle comme si ce n’était pas un logiciel complètement abouti, mais il ne faut pas se voiler la face : je pense que c’est le cas. Même si l’on peut toujours utiliser des applications KDE 3 sous KDE 4, on perd totalement l’intérêt de l’intégration des logiciels entre eux. De même, un certains nombres de fonctionalités qui étaient présentes sous KDE 3 ne sont pas présentes sous KDE 4, de l’aveu même des développeurs. Néanmoins, la plupart des distributions basées sur KDE sont maintenant livrées avec KDE 4 en tant que bureau par défaut et les développeurs qui maintiennent encore KDE 3 se comptent sur les doigts de la main donc il faut vivre avec.

Bon, revenons au sujet. J’ai commencé par installer cooker sur ma machine afin de voir l’état de KDE 4.2. Il faut reconnaître que la stabilité est au rendez-vous, seuls quelques crashes de konqueror, pas trop grave (on peut même récupérer les onglets qui étaient ouverts juste avant le crash désormais !) ont eu lieu sur ma machine alors qu’il faut voir que Mandriva en est encore au stade de la beta1.

Je peux donc réutiliser konqueror, que j’avais totalement délaissé au profit de firefox dans la 2009.0 (et donc au revoir l’intégration de konqueror : le drag & drop d’un fichier depuis un site http vers un serveur ssh, c’est quand même bien pratique). On aussi utiliser toutes les fonctions de gmail en le faisant passer pour Opera 8.5 (dans la section « identification du navigateur » des préférences).

L’icône de la batterie est de retour avec, en prime, powerdevil qui gère toute les options de gestion de l’énergie comme un chef : on a même pas besoin d’y toucher et la mise en veille en mémoire fonctionne parfaitement. Pour la mise en veille sur disque, au prochain démarrage, je dois utiliser la combinaison de touche magique Alt+SysRq+E pour continuer le boot, ce qui n’est pas vraiment normal : à investiguer, mais bien évidemment, cela n’a rien à voir avec KDE.

Les plasmoïdes sont enfin utilisables : plus de crash ou de « glissement » de ceux-ci dans la barre des tâches. Reste que l’intégration avec knewstuff (pour télécharger des plasmoids sur l’internet) n’est toujours pas au beau fixe : seules quelques applets sont visibles et la plupart ne marchent pas. Je n’ai pas trop investigué non plus ce point, mais il me semble que les plasmoids doivent être compilés avant d’être utilisables et il y en a peu sur kde-apps.org. Bref, je me contenterai des quelques 15 à 20 plasmoïdes dans cooker (ce qui est déjà suffisant pour une utilisation quotidienne).

Le plamoïde de boîte à miniature (systray) est enfin stable et n’affiche pas de couleurs étranges, grâce à l’intégration de QT 4.5 dans Mandriva cooker qui avait d’abord été déconseillée, puis conseillée par les développeurs KDE et QT eux-même…

Kopete est lui-aussi utilisable, sans les nombreux crashes qu’il avait dans KDE 4.1… On ne peut que déplorer que le support du protocole jabber est encore basique, malheureusement.

À noter aussi que le plamoïde folderview a désormais un comportement comparable au bureau dans KDE 3 : il devient à nouveau possible de disposer des icônes sur son bureau, où on le souhaite et les déplacer avec un drag & drop.

Les effets du bureau KDE 4 marchent comme un charme et grande nouvelle pour moi : c’est la première fois que j’arrive à activer des effets tout en pouvant regarder une vidéo (ce qui ne fonctionnait pas sur certaines cartes intel, dont la mienne, m’a-t-on dit…) ! En revanche, ils causent un ralentissement général de KDE, rapporté sur la ML cooker, visiblement dû à une mauvaise combinaison de noyau linux et de driver graphique intel.

J’ai aussi eu la bonne surprise de voir les versions de k3b (le site n’est absolument pas à jour : la version dans cooker est 1.95) et filelight (idem : la version dans cooker est la 1.9) basées sur KDE 4 intégrées dans cooker ! Deux applications cruciales pour moi (les deux me servant à faire du ménage sur mon disque de laptop, oh combien petit !). Reste un certain nombre d’applications à porter vers KDE 4 (kdirstat et kmymoney sont très attendus par votre serviteur…)

Sans nul doûte, KDE 4.2 est un énorme pas dans la bonne direction et il ne reste que quelques corrections mineures (par exemple, les bugs 48038, 47837, 47724 et 47723 que j’ai rapporté…) et quelques applications à porter pour se retrouver avec le bureau Linux tant promis lors du lancement du projet KDE 4. Je suis sûr que KDE 4.3 sera la version de référence avec toutes les applis que l’utilisateur KDE 3 affectionnait tant et on pourrait peut-être voir quelques utilisateurs qui sont passés à Gnome revenir sous le bureau KDE…

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Vote pour le représentant à la Mandriva Assembly

Ils ont voté, pourquoi pas vous ?

L’élection du représentant de la communauté française devant la Mandriva Assembly vient de débuter !

Pour voter, il suffit de s’inscrire sur le site www.mandrivafr.org (nécessite juste une adresse mail valide), puis d’aller voter.

Les résultats ne seront connus qu’après la fin du vote, le dimanche 22 février 23h59.

Si vous avez besoin d’une piqure de rappel, j’ai déjà écrit un article sur le pourquoi du comment de la Mandriva Assembly.

(Photo de crunchcandy)
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Candidat pour la « Mandriva Assembly »

Je viens de faire acte de candidature pour la Mandriva Assembly. Je pense être capable de représenter la communauté française, puisque je la connais relativement bien et participe depuis assez longtemps : je suis libre (j’ai abandonné Windows) depuis 2005 :).

Pour plus d’informations sur ma candidature, consultez mon post sur le forum.

Le système de vote n’est pas encore en place, mais je pense qu’on peut compter sur l’Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux pour nous le fournir rapidement, l’échéance étant début Mars !

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FOSDEM, jour 2

La journée commence avec la conférence sur la rapidité de chargement des pages dans drupal. Ce sujet a donné lieu à une thèse de Wim Leers, le présentateur de la conférence, qui maitrisait donc bien son sujet. Il a commencé par annoncer qu’optimiser l’HTML était désormais dépassé : charger le HTML représente 10% du temps total de chargement de la page alors que 90% était représenté par le CSS, les images, les animations flash, etc… ce qu’il appelle « composants ». Pour mesurer le temps de chargement d’une page, il a cité 4 outils : Cuzillion, Hammerhead, YSlow (ces deux derniers sont des extensions de Firebug, lui-même extension de firefox) et Jiffy. Le plus efficace semble être ce dernier pour un certain nombre de raisons dont la possibilité d’utiliser réellement un navigateur plutôt qu’un outil qui en simule un, mais c’est aussi le plus difficile à manier car il necessite l’écriture de petits scripts en javascript. Wim a continué sa présentation sur YSlow qui vérifie qu’un certain nombre de règles sont implémentées sur une page web de façon à améliorer son chargement. Dans le cas d’un site créé avec drupal, peu de règles sont du ressort du créateur du site, mais plutôt du framework drupal et un certain nombre des règles présentées seront présentes dans drupal 7 (la prochaine version). Parmi les autres choses que l’on peut faire pour réduire le temps de chargement, j’en retiens aussi deux : l’utilisation d’un CDN (répartir le site web sur plusieurs serveurs en réseau dans le monde) et, si le site utilise google analytics, cacher locament sur le serveur ses composants.

J’ai essayé cet outil sur www.mandrivafr.org qui indique clairement que l’intégration des gravatars ralentit considérablement le chargement du site, c’est un point qu’il va falloir discuter. L’autre point que je retiens est le nombre de composants à charger qui est très grand : la page d’acceuil comprend trop de cadres.

Je suis ensuite parti sur le stand Mandriva. Là, j’ai pu y rencontrer notamment Per Øyvind Karlsen (dont l’interview va paraître dans le prochain MagNum), Anne Nicolas et Frédéric Crozat (d’autres étaient présents, mais je n’ai pas retenu les noms… désolé). J’ai pu y poser mes questions techniques et pratiques et regarder en détail le Gdium, l’ultra-portable made-in Emtec+Mandriva :).

Pour la distribution Mandriva, sans conteste, la vedette est l’ultra-portable. 5 modèles étaient présentés (l’Eeepc n’étant pas présent) avec toutes les variantes de la distribution Mandriva disponibles actuellement : la Mandriva Mini, la Mandriva 2009.0, la Mandriva Cooker et le bureau à base de LXDEtrès customisé) pour le Gdium. L’interface du Gdium est assez séduisante au premier abord : un fond d’écran surmonté de 5 cadres présentant la météo et l’heure, ses derniers mails, les dernières nouvelles via flux RSS, les photos que l’on a sauvegardé à un emplacement particulier et le cadre permettant de lancer les applications (bien sûr tout cela est modifiable). Il est constitué d’une architecture MIPS, assez novatrice car seul linux supporte le microprocesseur du Gdium. De plus, il ne possède pas de disque dur car tout est géré via la G-Key : une clé USB contenant le système et les données, interchangeable entre tous les Gdium. J’avoue que j’ai été intrigué par cet OVNI qui comporte un grand nombre de concepts novateurs mais aussi un peu déçu. En effet, ces concepts novateurs auraient pu être poussés plus en avant et on aurait pu tirer partie de tout cela. Par exemple, le gain de place dû à l’absence de disque dur aurait pu être utilisé pour placer d’autres composants, ou augmenter la taille du clavier, … ; la G-Key aurait pu, plutôt, être un vrai petit disque SSD, plus véloce et plus résistant aux lectures/écritures ; les applications utilisées auraient pu être optimisées pour l’architecture MIPS. Peut-être qu’un Gdium 2 pourra résoudre ces petites erreurs. Le prix annoncé est d’environ 300€. Pour le même prix, on peut se doter d’un ultra-portable basé sur un Intel Atom sur lequel on peut installer une Mandriva Powerpack qui donnera le même (voire un meilleur) niveau de support et se retrouver certainement avec de meilleures performances (l’AFUL a édité un tableau comparatif des ultra-portables : à consulter d’urgence !). En tout cas, sur tous ces modèles, la dsitribution Mandriva se comportait remarquablement bien gérait l’architecture à 100%, webcam, entrées/sorties et wifi compris.

J’ai aussi discuté avec Anne de la Mandriva Assembly. Des retours de 4 ou 5 communautés nationales ont déjà été reçues, concernant leurs représentants dans cette assemblée (dont j’ai déjà parlé dans un post précédent). La difficulté pour chaque MUG (Mandriva User Group) est bel et bien de s’organiser et la date limite fixée à début Mars est très courte (confirmé par Anne : c’est voulu, car de toute façon les communautés se seraient organisées au dernier moment… :D). Je pense, et j’en ai fait part à Anne, que la plus grosse difficulté sera l’organisation et la structuration du vote pour cooker. Cooker n’a jamais été réellement une communauté, c’est juste une mailing list, au contraire de plusieurs autres distributions (comme Debian) qui ont un réel système de vote et une organisation (à mon goût, un peu trop bureaucratique, mais bon…). Il est bien sûr hors de question que les employés de Mandriva ou les représentants des MUGs fassent parti des élus cooker, ce qui laisse finalement peu de personnes… L’autre difficulté pour Cooker sera la représentativité, voire la légitimité, des élus : comment est-ce qu’1 ou même 5 développeurs pourront influencer ce que feront les autres ? Bon, ceci dit, je suis quand même très positivement conquit par l’idée d’une organisation minimum permettant un échange entre les communautés et les développeurs, c’est un pont qui n’a jamais existé auparavant dans Mandriva et qui était comblé ça et là par certaines personnes (suivez mon reg… lien :)) qui faisaient des aller-retours dans les mailing-list et les forums, mais ce n’était jamais vraiment formalisé. Il faut de toute façon mettre le concept en route avant d’éventuellement prévoir des améliorations / des modifications. Mettre toutes les têtes pensantes dans une seule assemblée pour qu’ils réflêchissent enfin ensemble et aillent vers la même direction ne peut que donner du bon. De toute façon, quels que soient les courants, un but commun les unis : faire de Mandriva Linux la meilleure distribution Linux, ce n’est que la manière qui change.

J’en termine avec le stand Mandriva en indiquant à Per Øyvind que son interview sera publié au plus tard dans le Magnum mi-mars… J’ai pris un engagement (certes, raisonnable), alors je vais faire en sorte qu’on le publie ce super magazine… (Stéphane, Raphaël, faudrait qu’on s’y mette…) !

Je pars ensuite vers la discussion éclair sur puppet, dont j’ai raté les 90%. Bref, j’ai pas compris grand-chose sachant que je ne connais déjà pas trop le principe de fonctionnement au départ, mais cfengine m’a toujours paru trop compliqué pour gérer un parc et j’attendais d’y voir une alternative viable. Bon, il ne me reste plus qu’à me rabattre sur le site web

J’assiste ensuite à la présentation de Fusil the fuzzer. C’est un outil dont le but est de tester les bugs et les vulnérabilité dans les programmes en injectant des données aléatoires. Ça semble tout bête comme principe, mais c’est diablement efficace. Bien sûr, tout l’art consiste à ne pas générer n’importe quelle donnée aléatoire : par exemple, si un programme s’attend à avoir un jpg en entrée, l’idéal consiste à prendre une image jpg valide, mais modifier cette dernière, de façon à ce que la plupart des vérifications de première ligne soient passées. Une petite vidéo a montré comment l’auteur a pu trouver une vulnérabilité dans le compilateur python en moins de 10 secondes. Le logiciel est modulaire et le but est de rajouter de plus en plus de « fuzzer » (injecteurs de données) qui vont essayer de faire planter une application ou un protocole spécifique. La présentation était assez moyenne, mais le potentiel de cet outil est énorme et ce dimanche, il est devenu un peu plus populaire et pourra donc être amélioré par des gens qui s’intéressent au projet, c’est ça aussi l’avantage du FOSDEM…

Une petite frite et un peu de surf plus tard, j’assiste à la présentation de Hans Peter Anvin, sur Syslinux. Syslinux est très populaire pour démarrer un OS sur CD-ROM ou DVD (il est alors appelé isolinux), mais le projet va bien au-délà. Il s’agit en fait d’une suite d’outil pour démarrer n’importe quel OS à partir de n’importe quel support. Malgré un petit coeur en assembleur (pour des raisons de taille, il est impossible de changer cela), l’outil se veut très modulaire et multi-plate forme. Dans ses dernières versions, il peut très bien concurrencer et même dépasser Grub et Lilo en terme de fonctionalités. PXElinux est aussi un outil du projet syslinux qui permet de démarrer un OS grâce au protocole réseau PXE : pour ceux qui ne connaissent pas, ça permet d’installer un ordinateur complètement dépourvu d’OS à distance (la carte réseau reçoit quelques instructions via PXE, puis va chercher les données sur un partage TFTP). C’est extrèmement utile dans un grand parc informatique où il faut installer / réinstaller des ordinateurs tous les jours. H Peter Anvin a développé une extension de PXELinux (gPXELinux) qui permet même d’installer un ordinateur en utilisant le protocole HTTP au lieu de TFTP, ce qui permet d’utiliser l’internet pour l’installation ! Néanmoins, il faut remarquer que cela peut poser des problèmes de sécurité (ce fut l’objet d’une question à la fin de la présentation) : il est impossible d’utiliser le protocole, plus sécurisé, HTTPS car ce dernier est extrèmement lourd à implémenter dans un système qui n’est même pas encore démarré (HTTPS nécessite notamment une source de données aléatoires, impossible à trouver au stade où se situe syslinux).

Je reste dans l’amphithéatre Janson et j’assiste à la prochaine présentation sur Ext4. Remarquant que Anne Nicolas et Frédéric Crozat étaient là aussi, je n’ai pas manqué l’occasion de poser quelques questions à la fin de la présentation à Frédéric. Ext4 est un système qui repousse la plupart des limites de Ext3, mais surtout, offrira un gain de performance par le biais d’un nouveau système d’extents. Ce nouveau système offrira deux avantages : le système de fichier gèrera beaucoup mieux l’allocation des iNodes en évitant de créer des blocs qui référencent d’autres blocs, ce qui augmente les performances du système de fichier dans le cas de gros fichiers (ISO de CD ou de DVD). De plus, le système sera très résistant à la fragmentation en retardant au maximum l’écriture des blocs d’allocation et en les « groupants » lors de l’écriture. Les fichiers seront donc beaucoup plus contigus qu’auparavant, ce qui améliore grandement les performances en lecture. Il faut aussi savoir que tout ce qui est présent dans ext4 est optionnel : on peut activer les fonctionalités une par une, à n’importe quel moment et il est possible de migrer un système de fichier ext2 vers ext4 (attention néanmoins : certaines options, une fois activées ne peuvent pas être désactivées). Théodore Ts’o terminera sa présentation par un avertissement sur les comparatifs de performances (benchmarks) qu’on peut lire sur le web : avoir un comparatif reproductible et représentant une charge réaliste du système de fichier est extrèmement difficile. Quant à Mandriva, ext4 est déjà supporté dans Cooker, c’est à dire qu’il sera supporté dans la 2009.1, mais il ne sera vraisemblablement pas utilisé par défaut.

Ma journée s’est arrêté là, et je garde une excellente impression de ces deux jours : la variété des présentations et leur qualité générale fait du FOSDEM un évènement incontournable pour tous les acteurs du Libre. Venez nombreux au FOSDEM 2010, je suis sûr qu’il apportera pleins de surprises…

(Les vidéos ne sont pas encore disponible au moment où j’écris, mais cela devrait arriver dans le courant du mois de février).

FOSDEM, jour 1

Je commence toujours mon arrivée au FOSDEM par un passage dans l’auditorium Janson : c’est une grande salle dotée d’une bonne connexion wifi et s’y déroulent généralement les conférences les plus marquantes. Les premières conférences du samedi matin sont en général peu techniques et permettent de se mettre « dans le bain ». En plus, cela me permet de regarder le programme en détail, en suivant la conférence d’un oeil, et planifier le reste de ma journée. Cette année, ce samedi sera bien écourté mon fils ayant désespérément besoin de nouvelles chaussures et je devrais donc quitter les conférences avant la fin pour aller chercher ces précieuses petites choses.

Ma journée a commencé avec la conférence de Bdale Garbee, ex project-leader du projet Debian, travaillant pour HP, portant toujours un tee-shirt flashy et une barbe (ce dernier attribut est généralement très présent parmis les personnes présentes au FOSDEM ;-)). Sa présentation, bien que centrée sur Debian, n’est pas vraiment rentrée dans des détails croustillants ou intéressants. Elle est revenue sur l’historique de Debian, ses grands objectifs, sa constitution, sur Bdale lui-même, … Bref quand on a jamais entendu le mot Debian ou Linux, cela peut être intéressant, mais sinon ce n’était pas vraiment l’extase… Selon moi, il a manqué sa cible, le public du FOSDEM étant plutôt un public initié et l’endroit où l’on s’attend à apprendre de nouvelles choses.

À la sortie de la conférence, j’ai eu quelques minutes pour attraper au vol une brochure sur le G-dium (dispo fin février dans une grande surface belge …) et regarder l’écran et son interface plutôt sympathique. Je ne m’attarde donc pas encore au stand Mandriva et je vole vers la succession de « discussions éclairs » données par l’O.S.I.. L’OSI est bien plus que ce qu’on peut penser au premier abord : en fait, elle jouit même d’une reconnaissance internationale réelle. C’est ainsi que le gouvernement du japon et la communauté européenne la contacte pour réaliser des projets ensemble, c’est dans ce cadre d’ailleurs qu’a été créé l’OSOR. Lors de la conférence, un intervenant a interpellé le public pour démontrer un fait assez étonnant : de moins en moins de personnes savent ce qu’est l’open-source ; la preuve : seules 4 a 5 personnes sur la soixantaine de personnes présentes dans la salle avaient moins de 30 ans… Et les chiffres que recoivent l’OSI le prouvent aussi. Elle a donc réagit en créant des supports spécifiquement sur l’open-source et recherche des partenariats avec les écoles (ou des professeurs) pour aller y donner des conférences ou de véritables cours. Il y a eu une sorte de conscientisation de l’open-source parmi les 30-35 ans, mais la prochaine génération n’est pas réellement dans le bain…

Ensuite, un petit tour dans la salle KDE m’a fait découvrir les possibilités d’Amarok 2. L’un des trois intervenants, Sven Krohlas, a réussi le pari de nous faire comprendre comment ajouter un service Amarok (last.fm, jamendo, etc… sont des services) en 10 minutes, sans de grandes connaissances en développement (le language utilisé étant le javascript).

Enfin, la conférence sur le reverse engineering de protocole réseau a donné un aperçu des activités de Rob Savoye et notamment son travail sur gnash. Il travaille notamment sur le protocole RTMP utilisé par Adobe Media Server (serveur de streaming).

En fin de compte, mis à part la conférence sur Debian, j’ai plutôt apprécié cette journée de conférence, vivement demain (dimanche) !

Communauté Mandriva : un profond changement

Je m’aperçois que je n’ai pas posté depuis un bon petit moment sur mon blog et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été actif…

La communauté Mandriva dans son ensemble est en train de singulièrement changer, ceci dans les quelques derniers mois. Quand je parle de communauté Mandriva, cela regroupe tout le monde : dans tous les pays à tous les niveaux ; et quand je parle de changement, c’est tous les types de changements : mouvances individuelles, collectives, ou relations avec la société Mandriva.

Il y a d’abord eu la création de l’Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux (ce qui donne l’acronyme AUFML – affreux, tout le monde est d’accord là-dessus…). Quand on compare la communauté Mandriva francophone avec la communauté francophone des autres distributions Linux, on s’aperçoit vite que les personnes qui la compose sont là pour des raisons très différentes les unes des autres. Elle n’est pas composée uniquement de « geeks adepte du code source pur et originel » ou de « grand-mères qui se sont fait installer la distribution Mandriva par leur petit-fils » ou encore de « férus de l’idéologie libre » ou encore de « testeurs de distros occasionnels », non c’est tout cela à la fois. Autant dire que chacun a ses propres attentes par rapport aux fonctions de cette association.

C’est sans doûte pour cela que sa création fut relativement laborieuse, mais en fin de compte elle est là et bien là et elle tourne. Sans doûte pas à 100% comme certains l’espèrait, mais elle peut quand même se targuer d’avoir une centaine d’abonnés sur sa liste ouverte et une cinquantaine de membres déclarés (il n’y a pas encore de compte bancaire créé, ce sont donc les personnes qui ont l’intention de verser une cotisation, mais ne l’ont pas fait encore). Le site web semble aussi rencontrer un succès grandissant et sa modularité (merci les CMS open-source) va permettre à l’association de pallier à ses besoins.

L’association à peine en place, une bourrasque est venue secouer la communauté : le départ forcé d’Adam Williamson (représentants hyperactif de la communauté Mandriva sur tous les fronts et l’un des contributeurs les plus connus) et d’Oden Eriksson (l’un des mainteneurs les plus productifs qui était en charge de tous les paquets PHP, par exemple). La réaction de l’association fut relativement rapide et reflêtait assez justement le ton donné par la communauté (bien sûr, il y avait des mouvements plus ou moins radicaux, mais le message était là :-)). Frédéric Cuif, vice-président de l’association, a même pu rencontrer le nouveau PDG de Mandriva (Hervé Yahi) pour faire part des inquiétudes de la communauté.

D’autres changements ont eu lieu aussi dans la communauté depuis lors, mais le plus marquant est celui annoncé par Anne Nicolas (responsable développement chez Mandriva) : un rassemblement des communautés mondiales dans une sorte d’O.N.U. présidée par Mandriva : La Mandriva Linux Assembly. Tout comme lors de la création de l’association francophone, cela a suscité des réactions négatives (« marchera pas ») mais aussi positives (« enfin, on redonne les rennes de la distro à la communauté »).

Je pense que l’idée de cette « assembly » est partie du constat qu’il existait des communautés plus ou moins bien organisées dans le monde et avec différentes niveaux de compétence mais qu’elle n’étaient pas suffisamment mises en contact pour pouvoir coordonner leurs efforts. C’est donc un appel à Blogdrake, MIB, MandrivaLinux Online, Mandrivabrasil.org, toutes les communautés locales (qui n’ont pas forcément de site web) et surtout, Cooker (sans qui la distro ne serait pas ce qu’elle est) qui est lancé par Mandriva pour se réunir ensemble dans des projets communs et discuter de l’avenir.

J’ai espoir que ce projet puisse aboutir à des actions concrètes. Les communautés vont désormais pouvoir réaliser des actions coordonnées et offrir une réelle contribution à la distribution qui les font vivre : Mandriva Linux !

(J’ai changé le thème de ce blog. Je n’aime généralement pas faire cela considérant qu’on associe visuellement une personne et son style de blog, mais la largeur était vraiment trop faible. J’essaie autant que possible de reprendre les mêmes couleurs)

Publié dans Mandriva. 2 Comments »
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