Arrêt du MUG francophone (pour moi)

À cause d’un manque de temps assez conséquent qui ne me permet pas de continuer le MUG francophone, j’ai décidé d’arrêter cette tâche. Pour un rapide rappel, le MUG francophone est le le représentant des utilisateurs au sein de l’assemblée Mandriva (http://www2.mandriva.com/fr/community/assembly/).

Je pense qu’ayant été désigné par un vote, il serait logique que mon successeur le soit aussi. Je compte donc sur les ressources de l’Association des Utilisateurs francophones de Mandriva Linux pour organiser cette élection.

Je reste membre de l’association mais diminue mes tâches d’administrateur du serveur et démissionne du CA, pour les même raisons.

KDE 4.3 sous Mandriva

KDE 4.3 est sorti sur cooker (les paquets sont apparus sur les mirroirs exactement le même jour que la sortie officielle :-D) et même pour les verstions stables 2009.0 et 2009.1 (on trouve les paquets sur le miroir belnet pour i586, par exemple, ou sinon, vous pouvez vous reporter à un tutotial en chilien mais facile à comprendre) !

En passant sur les démos très bling-bling de ce qu’on peut faire avec le bureau désormais, je retiens quelques nouveautés intéressantes.

Le fait de centraliser les barres progression (des applications KDE, on s’entend bien) dans un seul endroit sur la barre des tâches, ça c’est génial. En gros, quand on télécharge ou upload ou fait un truc qui prend du temps, on veut pouvoir regarder éventuellement où ça en est, mais sans que ce soit nécessairement à un endroit compliqué, où il faut taper alt+tab 15 fois pour retrouver cette barre de progression et sans que ce soit affiché en permanence à l’écran. Et bien la petite icône de KDE 4.3 remplit parfaitement cette tâche (elle était déjà présente depuis KDE 4.1, mais là, est utilisée pour tout et a été grandement améliorée)

J’ai active le lanceur lancelot qui semble très bien fonctionner désormais mais il faut juste faire attention à un bug avec kopete qui sera résolu dans kde 4.3.1. En attendant, désactiver le support de la méssagerie instantanée dans lancelot : rajouter imPlugins=disabled dans ~/.kde4/share/config/lancelotrc. Faire un petit tour dans sa configuration permet de se rendre compte de son interface ‘sans-clics’. Agréable à utiliser, pour moi.

Le thème du bureau (à ne pas confondre avec le thème des décoration de fenêtre qui, lui même, est différent du thème des éléments graphiques) est beaucoup plus sympa qu’auparavant (Air). J’ai à cette occasion revu le thème un peu partout dans mon interface et j’ai activé oxygène pour les icônes et pour le thème de fenêtre, puis dans l’effet "transparence des fenêtres", j’ai réduit à environ 75% l’opacité des décorations. Ça donne un assez joli bureau.

Konqueror devient "utilisable", malgré encore pas mal de crashes (qu’il est aisé de rapporter avec l’outil de crash désormais : j’ai personnellement installé kdebase4-debug, kdebase4-runtime-debug, kdelibs4-debug, qt4-debug et mon rapport de crash est automatiquement généré et complet). J’ai aussi dans ses options désactivé les "modules externes" (flash compris) lorsque je vais sur les sites de domaine gmail.com et sur wordpress.com, et j’ai aussi réduit la priorité des modules externes à "faible". Cela me permet de garder une bonne rapidité de l’ensemble car nspluginviewer a tendance à me manger mon CPU à chaque fois que je vais sur un site comprenant un peu de flash (oui gmail comprend du flash : pour les sons de google talk, même si vous désactivez le chat).

J’ai aussi activé les fonctions nepomuk et strigi pour indexer mes documents et pouvoir les rechercher facilement. Malheureusement, strigi semble avoir du mal à digérer un document sur mon disque : il plante lorsqu’il veut l’indexer (j’ai du mal à savoir lequel, mais je vais suivre ça dans mon rapport de bug)

Bref, j’ai un bureau dont je suis entièrement satisfait, qui est utilisable et qui donne envie d’être utilisé !

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Magnum 7 : l’actualité de la communauté Mandriva

Magnum 7Vous vous demandiez ce que faisait la communauté Mandriva francophone ? Et bien elle boue, elle mijote, elle ne tient plus, elle a du mal à contenir tous les projets qui fleurissent en son sein, tous plus abracadabrantesque les uns que les autres.

Et pour vous rendre compte de tout cela, on vient de sortir la septième édition du magazine de la communauté : Magnum 7 !

Pour mémoire, Magnum est la magazine de la communauté francophone de Mandriva Linux édité sous l’égide de l’Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux (AUFML). Sous licence libre CC-BY-SA, il est disponible uniquement sous format numérique en pdf et réalisé avec des logiciels libres (Scribus, Gimp, OOo, …).

Quoi de neuf dans Magnum ? Tout d’abord, même s’il sort avec un peu de retard par rapport à la date prévue, Magnum 7 suit de près l’édition précédente puisque seulement 2 mois et demi se sont écoulés, ce qui est un vrai exploit ! Deuxième changement le format du magazine. Le format carré, original, cède sa place à un format traditionnel A4 plus propice à l’impression. Vous noterez par ailleurs que le nombre de pages, 32, est un multiple de 4 ce qui permet une impression en livret, pour peu que votre imprimante le permette. Vous vous retrouvez alors avec un "vrai" magazine papier.

Au programme de ce numéro 7 de Magnum, des brèves sur l’actualité du libre, une courte revue de Mandriva 2009.1 avec un bonus sur Gnome, un
exemple de développement d’un minuteur avec Qt4, la présentation et un premier test de click’n’backup la nouvelle offre de sauvegarde de
Mandriva, les informations de l’AUFML et une revue du forum officiel de Mandriva.

Magnum 7 est disponible en deux versions, une basse résolution, d’un poids de 2,1 Mo, et une version haute résolution de 16,3 Mo bien plus
adaptée à l’impression (mais évidemment plus longue à télécharger) :

Bonne lecture à tous et rendez-vous dans 2 mois pour le prochain numéro qui fêtera les 2 ans de Magnum !"

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Mandriva Assembly : je prépare le menu désormais !

J’ai parlé dernièrement de la Mandriva Assembly en appelant au vote, mais je n’ai pas réellement donné les résultats du vote car j’attendais d’avoir des éléments concrets, ne sachant pas exactement moi-même ce qui allait se passer dans cette assemblée internationale. De plus, ceux qui ont votés connaissent déjà le résultat du vote, puisqu’il est disponible sur le site de l’association.

Donc voilà, la première étape a été franchie : j’ai été élu en tant que représentant de la communauté française pour l’assemblée Mandriva.

Mais il restait une deuxième étape à franchir pour moi, que j’ai déjà exprimé dans mon simili-programme (programme a une connotation politique, c’est plutôt un "voilà ce que je vais faire quand je serais élu") : participer à cooker-menu. Et oui, car c’est bien beau de représenter une communauté, encore faut-il qu’elle se fasse entendre auprès des développeurs et c’est le but de ce petit groupe.

Et cette deuxième étape a été franchie aujourd’hui même, comme l’atteste Anne Nicolas (je viens d’ailleurs de découvrir deux articles qui lui sont consacrés : un article de Tristan Nitot et un article d’Adam Williamson qui louent son travail acharné) : je suis maintenant donc dans le cooker-menu.

Le nom de ce groupe indique plutôt bien ce qu’il va réaliser : il permettra de discuter des ingrédients qui composeront les prochaines Mandriva. On connait donc sa composition définitive :

  • 5 représentants de Mandriva (Anne Nicolas (équipe développement france), Frédéric Crozat (équipe développement france), Gustavo Pichorim Boiko (équipe développement brésil), Claudio Matsuoka (équipe développement brésil), Romain d’Alverny (équipe infrastructure web))
  • 5 représentants de cooker (Michael Scherer (empaqueteur), Guillaume Rousse (empaqueteur), Per Øyvind Karlsen (empaqueteur & traducteur), Pacho Ramos (testeur), Jure Repinc (traducteur))

Nous avons chacun nos points de vue et nos spécificités et ce melting-pot promet d’être fort intéressant.

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Sortie de Magnum 6 !

Et oui, une nouvelle mouture de ce super magazine en ligne est à nouveau en ligne : Magnum 6. Merci à tous les contributeurs qui ont permis sa réalisation.

Le Magnum est édité par l’Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux, n’hésitez pas à consulter son site internet.

Au sommaire, vous trouverez notamment la description du contenu du LiveCD de nos petits confrères de Mandriva Linux Online, un décryptage des spécifications techniques de la Mandriva 2009.1 (j’en parlais déjà dans un précédent billet), un tutorial sur la création d’un RPM, des nouvelles de l’association, deux interview de développeurs libres et vous apprendrez des tas de choses sur Linux, Mandriva, nos vie (parfois)…

Allez donc le télécharger !

ps : les anciens numéros sont aussi disponibles, si vous les avez raté

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Mandriva 2009.1 (spring) RC1 est sortie

Mandriva logo

La nouvelle mouture de Mandriva s’annonce fantastique. La RC1 donne un très bon aperçu de ce que sera la version finale, est plutôt stable et elle est disponible en téléchargement dès maintenant !

Alors vous mourrez d’envie de connaître les nouveautés ? Vous ne pouvez plus attendre ! Vous avez plusieurs choix :

Bon, ok, je vais vous les donner ces nouveautés en quelques mots, puisque vous insistez !

  • Speedboot : tu speed et ça boot, c’est bien plus malin pour… bref, c’est une sorte de truc greffé sur le système de boot de Mandriva qui fait que le temps perçu de boot est nettement plus faible. Comment ça marche ? En ne chargeant que le strict nécessaire à l’affichage graphique en premier lieu, puis en continuant le reste du démarrage de la machine en arrière plan. La vitesse est particulièrement spectaculaire sur les laptops. Frederic Crozat a détaillé le principe de fonctionnement dans son blog. D’autres distros commence à lorgner sur le système…
  • KDE 4.2.1 : les utilisateurs de 2009.0 savent déjà ce qu’est KDE 4.1… un premier jet. Mais avec KDE 4.2, on attaque vraiment les choses sérieuses et on s’approche réellement du niveau de finition de KDE 3.5 : j’en parlais lors d’un post précédent. KDE 4.2.1 = KDE 4.2 + des bugfix qui, pour ma part, étaient cruciaux (problèmes de colonnes dans akregator, proxy qui ne marchaient pas, etc…).
  • Xfce 4.6 : toujours aussi rapide, aussi light et aussi efficace. Mandriva étant l’une des distros qui intègre le mieux ce desktop, ce serait dommage de ne pas l’essayer (et en conjonction avec speedboot et l’auto-login, vous n’avez même pas le temps d’appuyer sur le bouton de démarrage du PC que vous surfez déjà, whizzz….)
  • Intégration de ext4 : bah voilà, ça devait arriver, un système de fichier aussi performant et efficace et compatible avec ext2 et ext3, il fallait bien qu’il soit intégré dans une distribution linux un jour… La RC1 permet d’avoir sa partition racine en ext4, ce qui n’était pas supporté avec les versions précédentes
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Vote pour le représentant à la Mandriva Assembly

Ils ont voté, pourquoi pas vous ?

L’élection du représentant de la communauté française devant la Mandriva Assembly vient de débuter !

Pour voter, il suffit de s’inscrire sur le site www.mandrivafr.org (nécessite juste une adresse mail valide), puis d’aller voter.

Les résultats ne seront connus qu’après la fin du vote, le dimanche 22 février 23h59.

Si vous avez besoin d’une piqure de rappel, j’ai déjà écrit un article sur le pourquoi du comment de la Mandriva Assembly.

(Photo de crunchcandy)
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Candidat pour la "Mandriva Assembly"

Je viens de faire acte de candidature pour la Mandriva Assembly. Je pense être capable de représenter la communauté française, puisque je la connais relativement bien et participe depuis assez longtemps : je suis libre (j’ai abandonné Windows) depuis 2005 :).

Pour plus d’informations sur ma candidature, consultez mon post sur le forum.

Le système de vote n’est pas encore en place, mais je pense qu’on peut compter sur l’Association des Utilisateurs Francophones de Mandriva Linux pour nous le fournir rapidement, l’échéance étant début Mars !

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FOSDEM, jour 2

La journée commence avec la conférence sur la rapidité de chargement des pages dans drupal. Ce sujet a donné lieu à une thèse de Wim Leers, le présentateur de la conférence, qui maitrisait donc bien son sujet. Il a commencé par annoncer qu’optimiser l’HTML était désormais dépassé : charger le HTML représente 10% du temps total de chargement de la page alors que 90% était représenté par le CSS, les images, les animations flash, etc… ce qu’il appelle "composants". Pour mesurer le temps de chargement d’une page, il a cité 4 outils : Cuzillion, Hammerhead, YSlow (ces deux derniers sont des extensions de Firebug, lui-même extension de firefox) et Jiffy. Le plus efficace semble être ce dernier pour un certain nombre de raisons dont la possibilité d’utiliser réellement un navigateur plutôt qu’un outil qui en simule un, mais c’est aussi le plus difficile à manier car il necessite l’écriture de petits scripts en javascript. Wim a continué sa présentation sur YSlow qui vérifie qu’un certain nombre de règles sont implémentées sur une page web de façon à améliorer son chargement. Dans le cas d’un site créé avec drupal, peu de règles sont du ressort du créateur du site, mais plutôt du framework drupal et un certain nombre des règles présentées seront présentes dans drupal 7 (la prochaine version). Parmi les autres choses que l’on peut faire pour réduire le temps de chargement, j’en retiens aussi deux : l’utilisation d’un CDN (répartir le site web sur plusieurs serveurs en réseau dans le monde) et, si le site utilise google analytics, cacher locament sur le serveur ses composants.

J’ai essayé cet outil sur www.mandrivafr.org qui indique clairement que l’intégration des gravatars ralentit considérablement le chargement du site, c’est un point qu’il va falloir discuter. L’autre point que je retiens est le nombre de composants à charger qui est très grand : la page d’acceuil comprend trop de cadres.

Je suis ensuite parti sur le stand Mandriva. Là, j’ai pu y rencontrer notamment Per Øyvind Karlsen (dont l’interview va paraître dans le prochain MagNum), Anne Nicolas et Frédéric Crozat (d’autres étaient présents, mais je n’ai pas retenu les noms… désolé). J’ai pu y poser mes questions techniques et pratiques et regarder en détail le Gdium, l’ultra-portable made-in Emtec+Mandriva :).

Pour la distribution Mandriva, sans conteste, la vedette est l’ultra-portable. 5 modèles étaient présentés (l’Eeepc n’étant pas présent) avec toutes les variantes de la distribution Mandriva disponibles actuellement : la Mandriva Mini, la Mandriva 2009.0, la Mandriva Cooker et le bureau à base de LXDEtrès customisé) pour le Gdium. L’interface du Gdium est assez séduisante au premier abord : un fond d’écran surmonté de 5 cadres présentant la météo et l’heure, ses derniers mails, les dernières nouvelles via flux RSS, les photos que l’on a sauvegardé à un emplacement particulier et le cadre permettant de lancer les applications (bien sûr tout cela est modifiable). Il est constitué d’une architecture MIPS, assez novatrice car seul linux supporte le microprocesseur du Gdium. De plus, il ne possède pas de disque dur car tout est géré via la G-Key : une clé USB contenant le système et les données, interchangeable entre tous les Gdium. J’avoue que j’ai été intrigué par cet OVNI qui comporte un grand nombre de concepts novateurs mais aussi un peu déçu. En effet, ces concepts novateurs auraient pu être poussés plus en avant et on aurait pu tirer partie de tout cela. Par exemple, le gain de place dû à l’absence de disque dur aurait pu être utilisé pour placer d’autres composants, ou augmenter la taille du clavier, … ; la G-Key aurait pu, plutôt, être un vrai petit disque SSD, plus véloce et plus résistant aux lectures/écritures ; les applications utilisées auraient pu être optimisées pour l’architecture MIPS. Peut-être qu’un Gdium 2 pourra résoudre ces petites erreurs. Le prix annoncé est d’environ 300€. Pour le même prix, on peut se doter d’un ultra-portable basé sur un Intel Atom sur lequel on peut installer une Mandriva Powerpack qui donnera le même (voire un meilleur) niveau de support et se retrouver certainement avec de meilleures performances (l’AFUL a édité un tableau comparatif des ultra-portables : à consulter d’urgence !). En tout cas, sur tous ces modèles, la dsitribution Mandriva se comportait remarquablement bien gérait l’architecture à 100%, webcam, entrées/sorties et wifi compris.

J’ai aussi discuté avec Anne de la Mandriva Assembly. Des retours de 4 ou 5 communautés nationales ont déjà été reçues, concernant leurs représentants dans cette assemblée (dont j’ai déjà parlé dans un post précédent). La difficulté pour chaque MUG (Mandriva User Group) est bel et bien de s’organiser et la date limite fixée à début Mars est très courte (confirmé par Anne : c’est voulu, car de toute façon les communautés se seraient organisées au dernier moment… :D). Je pense, et j’en ai fait part à Anne, que la plus grosse difficulté sera l’organisation et la structuration du vote pour cooker. Cooker n’a jamais été réellement une communauté, c’est juste une mailing list, au contraire de plusieurs autres distributions (comme Debian) qui ont un réel système de vote et une organisation (à mon goût, un peu trop bureaucratique, mais bon…). Il est bien sûr hors de question que les employés de Mandriva ou les représentants des MUGs fassent parti des élus cooker, ce qui laisse finalement peu de personnes… L’autre difficulté pour Cooker sera la représentativité, voire la légitimité, des élus : comment est-ce qu’1 ou même 5 développeurs pourront influencer ce que feront les autres ? Bon, ceci dit, je suis quand même très positivement conquit par l’idée d’une organisation minimum permettant un échange entre les communautés et les développeurs, c’est un pont qui n’a jamais existé auparavant dans Mandriva et qui était comblé ça et là par certaines personnes (suivez mon reg… lien :)) qui faisaient des aller-retours dans les mailing-list et les forums, mais ce n’était jamais vraiment formalisé. Il faut de toute façon mettre le concept en route avant d’éventuellement prévoir des améliorations / des modifications. Mettre toutes les têtes pensantes dans une seule assemblée pour qu’ils réflêchissent enfin ensemble et aillent vers la même direction ne peut que donner du bon. De toute façon, quels que soient les courants, un but commun les unis : faire de Mandriva Linux la meilleure distribution Linux, ce n’est que la manière qui change.

J’en termine avec le stand Mandriva en indiquant à Per Øyvind que son interview sera publié au plus tard dans le Magnum mi-mars… J’ai pris un engagement (certes, raisonnable), alors je vais faire en sorte qu’on le publie ce super magazine… (Stéphane, Raphaël, faudrait qu’on s’y mette…) !

Je pars ensuite vers la discussion éclair sur puppet, dont j’ai raté les 90%. Bref, j’ai pas compris grand-chose sachant que je ne connais déjà pas trop le principe de fonctionnement au départ, mais cfengine m’a toujours paru trop compliqué pour gérer un parc et j’attendais d’y voir une alternative viable. Bon, il ne me reste plus qu’à me rabattre sur le site web

J’assiste ensuite à la présentation de Fusil the fuzzer. C’est un outil dont le but est de tester les bugs et les vulnérabilité dans les programmes en injectant des données aléatoires. Ça semble tout bête comme principe, mais c’est diablement efficace. Bien sûr, tout l’art consiste à ne pas générer n’importe quelle donnée aléatoire : par exemple, si un programme s’attend à avoir un jpg en entrée, l’idéal consiste à prendre une image jpg valide, mais modifier cette dernière, de façon à ce que la plupart des vérifications de première ligne soient passées. Une petite vidéo a montré comment l’auteur a pu trouver une vulnérabilité dans le compilateur python en moins de 10 secondes. Le logiciel est modulaire et le but est de rajouter de plus en plus de "fuzzer" (injecteurs de données) qui vont essayer de faire planter une application ou un protocole spécifique. La présentation était assez moyenne, mais le potentiel de cet outil est énorme et ce dimanche, il est devenu un peu plus populaire et pourra donc être amélioré par des gens qui s’intéressent au projet, c’est ça aussi l’avantage du FOSDEM…

Une petite frite et un peu de surf plus tard, j’assiste à la présentation de Hans Peter Anvin, sur Syslinux. Syslinux est très populaire pour démarrer un OS sur CD-ROM ou DVD (il est alors appelé isolinux), mais le projet va bien au-délà. Il s’agit en fait d’une suite d’outil pour démarrer n’importe quel OS à partir de n’importe quel support. Malgré un petit coeur en assembleur (pour des raisons de taille, il est impossible de changer cela), l’outil se veut très modulaire et multi-plate forme. Dans ses dernières versions, il peut très bien concurrencer et même dépasser Grub et Lilo en terme de fonctionalités. PXElinux est aussi un outil du projet syslinux qui permet de démarrer un OS grâce au protocole réseau PXE : pour ceux qui ne connaissent pas, ça permet d’installer un ordinateur complètement dépourvu d’OS à distance (la carte réseau reçoit quelques instructions via PXE, puis va chercher les données sur un partage TFTP). C’est extrèmement utile dans un grand parc informatique où il faut installer / réinstaller des ordinateurs tous les jours. H Peter Anvin a développé une extension de PXELinux (gPXELinux) qui permet même d’installer un ordinateur en utilisant le protocole HTTP au lieu de TFTP, ce qui permet d’utiliser l’internet pour l’installation ! Néanmoins, il faut remarquer que cela peut poser des problèmes de sécurité (ce fut l’objet d’une question à la fin de la présentation) : il est impossible d’utiliser le protocole, plus sécurisé, HTTPS car ce dernier est extrèmement lourd à implémenter dans un système qui n’est même pas encore démarré (HTTPS nécessite notamment une source de données aléatoires, impossible à trouver au stade où se situe syslinux).

Je reste dans l’amphithéatre Janson et j’assiste à la prochaine présentation sur Ext4. Remarquant que Anne Nicolas et Frédéric Crozat étaient là aussi, je n’ai pas manqué l’occasion de poser quelques questions à la fin de la présentation à Frédéric. Ext4 est un système qui repousse la plupart des limites de Ext3, mais surtout, offrira un gain de performance par le biais d’un nouveau système d’extents. Ce nouveau système offrira deux avantages : le système de fichier gèrera beaucoup mieux l’allocation des iNodes en évitant de créer des blocs qui référencent d’autres blocs, ce qui augmente les performances du système de fichier dans le cas de gros fichiers (ISO de CD ou de DVD). De plus, le système sera très résistant à la fragmentation en retardant au maximum l’écriture des blocs d’allocation et en les "groupants" lors de l’écriture. Les fichiers seront donc beaucoup plus contigus qu’auparavant, ce qui améliore grandement les performances en lecture. Il faut aussi savoir que tout ce qui est présent dans ext4 est optionnel : on peut activer les fonctionalités une par une, à n’importe quel moment et il est possible de migrer un système de fichier ext2 vers ext4 (attention néanmoins : certaines options, une fois activées ne peuvent pas être désactivées). Théodore Ts’o terminera sa présentation par un avertissement sur les comparatifs de performances (benchmarks) qu’on peut lire sur le web : avoir un comparatif reproductible et représentant une charge réaliste du système de fichier est extrèmement difficile. Quant à Mandriva, ext4 est déjà supporté dans Cooker, c’est à dire qu’il sera supporté dans la 2009.1, mais il ne sera vraisemblablement pas utilisé par défaut.

Ma journée s’est arrêté là, et je garde une excellente impression de ces deux jours : la variété des présentations et leur qualité générale fait du FOSDEM un évènement incontournable pour tous les acteurs du Libre. Venez nombreux au FOSDEM 2010, je suis sûr qu’il apportera pleins de surprises…

(Les vidéos ne sont pas encore disponible au moment où j’écris, mais cela devrait arriver dans le courant du mois de février).

FOSDEM, jour 1

Je commence toujours mon arrivée au FOSDEM par un passage dans l’auditorium Janson : c’est une grande salle dotée d’une bonne connexion wifi et s’y déroulent généralement les conférences les plus marquantes. Les premières conférences du samedi matin sont en général peu techniques et permettent de se mettre "dans le bain". En plus, cela me permet de regarder le programme en détail, en suivant la conférence d’un oeil, et planifier le reste de ma journée. Cette année, ce samedi sera bien écourté mon fils ayant désespérément besoin de nouvelles chaussures et je devrais donc quitter les conférences avant la fin pour aller chercher ces précieuses petites choses.

Ma journée a commencé avec la conférence de Bdale Garbee, ex project-leader du projet Debian, travaillant pour HP, portant toujours un tee-shirt flashy et une barbe (ce dernier attribut est généralement très présent parmis les personnes présentes au FOSDEM ;-)). Sa présentation, bien que centrée sur Debian, n’est pas vraiment rentrée dans des détails croustillants ou intéressants. Elle est revenue sur l’historique de Debian, ses grands objectifs, sa constitution, sur Bdale lui-même, … Bref quand on a jamais entendu le mot Debian ou Linux, cela peut être intéressant, mais sinon ce n’était pas vraiment l’extase… Selon moi, il a manqué sa cible, le public du FOSDEM étant plutôt un public initié et l’endroit où l’on s’attend à apprendre de nouvelles choses.

À la sortie de la conférence, j’ai eu quelques minutes pour attraper au vol une brochure sur le G-dium (dispo fin février dans une grande surface belge …) et regarder l’écran et son interface plutôt sympathique. Je ne m’attarde donc pas encore au stand Mandriva et je vole vers la succession de "discussions éclairs" données par l’O.S.I.. L’OSI est bien plus que ce qu’on peut penser au premier abord : en fait, elle jouit même d’une reconnaissance internationale réelle. C’est ainsi que le gouvernement du japon et la communauté européenne la contacte pour réaliser des projets ensemble, c’est dans ce cadre d’ailleurs qu’a été créé l’OSOR. Lors de la conférence, un intervenant a interpellé le public pour démontrer un fait assez étonnant : de moins en moins de personnes savent ce qu’est l’open-source ; la preuve : seules 4 a 5 personnes sur la soixantaine de personnes présentes dans la salle avaient moins de 30 ans… Et les chiffres que recoivent l’OSI le prouvent aussi. Elle a donc réagit en créant des supports spécifiquement sur l’open-source et recherche des partenariats avec les écoles (ou des professeurs) pour aller y donner des conférences ou de véritables cours. Il y a eu une sorte de conscientisation de l’open-source parmi les 30-35 ans, mais la prochaine génération n’est pas réellement dans le bain…

Ensuite, un petit tour dans la salle KDE m’a fait découvrir les possibilités d’Amarok 2. L’un des trois intervenants, Sven Krohlas, a réussi le pari de nous faire comprendre comment ajouter un service Amarok (last.fm, jamendo, etc… sont des services) en 10 minutes, sans de grandes connaissances en développement (le language utilisé étant le javascript).

Enfin, la conférence sur le reverse engineering de protocole réseau a donné un aperçu des activités de Rob Savoye et notamment son travail sur gnash. Il travaille notamment sur le protocole RTMP utilisé par Adobe Media Server (serveur de streaming).

En fin de compte, mis à part la conférence sur Debian, j’ai plutôt apprécié cette journée de conférence, vivement demain (dimanche) !

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